optimisme en entreprise

CULTIVER L’OPTIMISME : COMMENT ET POURQUOI ?

Est-il nécessaire de cultiver l’optimisme dans les organisations ? Oui, bien évidemment. L’optimisme permet d’affronter les situations de manière plus agile et de maintenir une dynamique dans l’action. Diffuser l’optimisme en entreprise ne s’improvise pas mais la volonté de changement permet d’y arriver. Quelques conseils pour ouvrir la voie.

J’ai assisté en mars 2021 à une conférence très intéressante sur le thème « Cultiver l’optimisme au travail : comment et pourquoi ? ». Je vous propose de vous en partager la teneur.

Précisons les choses

L’Optimisme

Le mot optimisme vient du latin « optimus » qui signifie le meilleur. Être optimiste est donc voir le meilleur en soi et dans les autres, tirer le meilleur de chacun, espérer et s’attendre au meilleur.

L’optimisme est l’attitude qui consiste à appréhender les difficultés et les incertitudes de façon à la fois positive et active. L’optimisme se matérialise dans les moments de difficulté et d’incertitude. Quand tout va bien, il n’y a pas de mérite à être optimiste.

L’optimisme est à la fois une attitude, une émotion, et une force qui peut se développer.

La Pensée positive

La pensée positive est une méthode pour attirer à nous ce que l’on veut dans notre vie. Il s’agit de visualiser son objectif et toutes les étapes pour y arriver, tous les obstacles, et les solutions pour les surmonter. Cette méthode est très utilisée par les sportifs.

Quelle différence avec l’utopisme ?

L’utopiste a des idées irréalistes. L’optimisme s’appuie sur le positif pour dépasser le négatif.

Les bienfaits de l’optimisme

Les bienfaits de l’optimisme sont :

  • Un bien être global plus important
  • Une plus grande confiance en nous, et dans les autres
  • Nous sommes plus productifs car nous pouvons persévérer dans les efforts
  • Nous sommes plus résistants au stress,
  • Plus résilients et
  • En meilleur santé. Des études ont montré une amélioration de l’espérance de vie de plus de 10 ans chez les optimistes.

« Le pessimiste voit les difficultés dans toute opportunité, l’optimiste voit l’opportunité dans les difficultés. »

L’optimisme durant la crise sanitaire

L’optimisme a réellement permis de surmonter la crise pour certaines entreprises.

Les dirigeants optimistes ont réunis tout le monde autour de la table afin de trouver des solutions. S’ils avaient sombré dans le pessimisme, ils auraient eu beaucoup plus de difficultés à affronter la crise.

Cela a été l’opportunité de mettre en place de l’agilité dans l’organisation.

L’optimisme permet de continuer à avancer, de créer une dynamique, de rester dans l’action et d’affronter les problèmes.

On imagine mal un pilote d’avion qui a chaque problème se dirait « on va se scratcher »

Comment entraîner ses équipes ?

Alterner collectif et individuel

Entraîner son équipe dans l’optimisme demande beaucoup d’échanges pour mieux comprendre l’autre, et mieux avancer.

Comme bien souvent quand il s’agit de motiver une équipe, il est nécessaire d’alterner une communication collective et individuelle. Collective pour préciser la stratégie, rassurer, répondre aux inquiétudes. Et individuelle car toutes les personnes n’ont pas le même degré d’optimisme, et certaines ont besoin de plus d’accompagnement.

Nous devons garder à l’esprit que l’optimisme se transmet. Il se transmet par la communication comme nous venons de le voir, mais aussi par la communication non verbale : ce que nous montrons sans forcément le maîtriser mais qui est révélateur de ce que nous pensons, la manifestation de notre inconscient.

Commencer par soi en tant que leader

L’optimisme ne peut donc pas être forcé. Pour développer l’optimisme dans son organisation ou son équipe, il faut être convaincu. Devenir optimiste demande généralement un travail sur soi. C’est la première chose à faire avant de vouloir répandre l’optimisme dans son entreprise.

Pour cela, nous devons changer nos habitudes mentales et supprimer ou prendre le contrôle de celles qui sont toxiques.

Nous devons également lutter contre le biais de négativité : tous les soirs, nous pouvons par exemple nous focaliser sur les 3 points positifs de la journée. Lorsque nous sommes en train de tourner en boucle sur ce qui ne va pas, penser à ce qui s’est bien passé.

Même en entreprise cela est faisable. Certaines organisations instaurent des petits rituels de partage des points positifs.

Adapter les comportements

Le développement de l’optimisme dans l’organisation passe également par des changements de comportement. L’optimisme doit être vécu, pour atteindre une congruence entre la volonté et la réalité. 

Par exemple, dire un vrai bonjour, avec un sourire et l’écoute de la réponse de l’autre. Également connaitre les forces de ses collaborateurs, célébrer les petites victoires.

Notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon selon notre état d’esprit. D’où l’importance d’être dans un état d’esprit positif avant de faire un brainstorming ou une réunion importante. Se mettre dans un état d’esprit positif avant d’entamer une réflexion collective est gage de réussite.

Nous pouvons simplement commencer les réunions par « le truc qui s’est bien passé ». Le traitement des difficultés peut attendre quelques minutes. Ce rapide échange sur les points positifs met l’équipe dans une énergie positive, qui est beaucoup plus créative. Et nous savons que la créativité est nécessaire pour aborder les situations complexes.

Cet esprit positif est l’un des principes de la démarche Appreciative inquiry dont je vous parlerai une prochaine fois.

Un comportement optimiste doit également valoriser le droit à l’erreur. Pour autant, cela ne signifie pas tout laisser passer. Il est important de toujours maintenir le cadre ; mais à l’intérieur de ce cadre il faut rester ouvert pour inciter les initiatives.

Nous devons également être vigilent sur notre langage. Notre cerveau humain ne comprend pas la négation : « ce n’est pas mal » est interprété en « c’est mal ». Nous devons donc mettre du positif dans notre langage : oser dire « c’est bien ».

S’appuyer sur des relais optimistes

Nous avons vu que l’optimisme est contagieux. Il en est de même pour le pessimisme. Autant donc s’entourer de gens positifs, quitte à recadrer un collaborateur très négatif : lui en parler et trouver des solutions. Dans une équipe, le mieux est de s’appuyer sur les collaborateurs optimistes qui eux entraîneront les autres.

Attention, l’idée n’est pas de dire que la vision pessimiste est inutile. Au contraire, elle permet de mettre en évidence les points d’alerte. Cette vision négative est d’ailleurs valorisée dans le processus d’animation de résolution de problèmes, les Chapeaux de Bono. Mais il ne faut pas qu’elle soit généralisée.

C’est une question d’équilibre, qui demande de cultiver la diversité.

Nous ne pouvons pas forcer les gens à sourire, et les injonctions sont contre-productives.

Accompagner les managers

Nous avons vu que le dirigeant doit en premier lieu faire un travail sur lui s’il veut déployer l’optimisme dans son organisation. Il en est de même pour les managers, qui ont besoin de développer leur confiance en eux.

Pour cela, il faut bien se connaître, ses forces et ses faiblesses, et travailler dessus régulièrement. Un manager performant est un manager en équilibre, aligné avec ce qu’il est.

Travailler sur ses forces et ses faiblesses n’est pas chose aisée. C’est toujours plus facile de le faire en échangeant avec une personne. Le coach managérial peut vous accompagner sur ce chemin, en individuel, et également en équipe pour apprendre à l’équipe à créer des moments propices à ces échanges, en toute bienveillance.

Pensez au coaching pour vous aider à déployer l’optimisme dans votre organisation.

Sources : Matinale La Tribune du 11/03/2021, avec Sarah ALLART, consultante et conférencière spécialiste de la psychologie positive en entreprise, Karine DA COSTA, directrice des opérations sud-ouest du Groupe SPI, Stéphane HASSELOT, directeur général de la Mutuelle Ociane Matmut et Eric MALEZIEUX, directeur de La Ronde des Quartiers de Bordeaux.

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